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Notre-Dame de Bonnefontaine

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Histoire du lieu

 

Avant le christianisme 

L’histoire du lieu est très attachante. Nous n’avons pas de document avant l’année 1636 mais il est  possible que le lieu ait été vénéré par un culte antérieur au christianisme.

Les lieux appelés « Bonnefontaine » en Suisse Romande et en France sont parfois issus d’un culte celtique ou même plus ancien encore. Un cas intéressant a été repéré sur le flanc du Moléson : à 1800 ou 1900 mètres d’altitude, une source nommée « Bonnefontaine » recevait encore les offrandes des pèlerins vers la fin du moyen âge.

Le monastère de la Part-Dieu, situé en contrebas, en revendiquait le produit. Ce pèlerinage est clairement la survivance d’un culte païen lors du Moyen Age dans un endroit à l’écart qui n’avait pas été encore gagné par le christianisme.  

 

Au XVIIe siècle : apparition de la Vierge Marie et miracles 

Mais 1636 est la date où tout commence vraiment à Bonnefontaine chez nous. C’est une période difficile pour notre canton où se propage la peste. Des attroupements , suite à une rumeur de miracles, se produisent et cela vient aux oreilles des autorités à Fribourg. On mentionne même une apparition de la Vierge Marie :

 

« une belle figure ou image blanche avec un bouleau au milieu

duquel ont poussé et crû des roses et des œillets »

 

mentionne les archives cantonales. Craignant la contagion, les autorités de Fribourg délèguent le bailli de Font pour enquêter : s’il s’agit d’une authentique manifestation divine, on respectera la dévotion sur place ; s’il s’agit d’une superstition, on interdira aux foules de se réunir pour éviter la contagion. Les miracles se produisent en buvant ou en se lavant avec l’eau de la source, ce qui fait penser à Lourdes mais bien avant l’heure. 

 On mentionne même une apparition de la Vierge Marie

Un afflux massifs de réfugiés causé par un drame humanitaire majeure  

Quelques années plus tard, les villages avoisinants sont submergés de réfugiés : le village de Cheyres – mais cela vaut aussi pour les autres semble-t-il – va quadrupler, voire quintupler. Une guerre a éclaté en Franche-Comté voisine : cette province appartient alors à l’Espagne que le Cardinal Richelieu attaque. Nous sommes dans le contexte de la Guerre de Trente Ans.

A cette époque, lorsque les princes sont à court d’argent pour payer leurs armées, ce qui arrive souvent, on les incite à se payer sur place par le pillage et toutes sortes d’exactions. Les armées ennemies et amies vont ainsi « saigner » la Franche-Comté dans une guerre qui va durer dix ans et qui fera environ 200'000 victimes. 

Le chiffre peut paraître énorme pour l’époque : il est causé aussi par la peste (le siège de la ville de Dôle par exemple a favorisé la contagion de la peste parmi les assiégés, peste endémique en Europe depuis la Grande Peste du Moyen Age au XIVe siècle)

et à la famine, le roi de France faisant couper les moissons dans le pays. La guerre a nourri la guerre selon une expression attribuée à l’époque.